Étape 1: Le trappage et l'élevage des fourrures
Les gestionnaires de la faune déterminent la durée des saisons de trappage pour chaque espèce utilisée par le secteur de la fourrure. Ces saisons, entre autres mesures, assurent l’abondance des populations d’animaux à fourrure.
Au Canada, les trappeurs sont obligés de suivre un cours sur les méthodes modernes de piégeage humanitaire et sur les notions de l'utilisation durable telles qu'appliquées par les biologistes et les agents de la faune. Plusieurs familles ont besoin de piéger le castor, le rat musqué et certains autres animaux à fourrure pour se nourrir, mais aussi pour l’achat d’équipement afin de soutenir leur mode de vie qui est en harmonie avec la nature. Ce qui n’est pas mangé est retourné dans les bois au profit des autres animaux qui peuvent ainsi survivre aux hivers rigoureux. Rien n’est gaspillé!
Toutes les fourrures ne proviennent pas de la faune. Les premières tentatives d’élevage de visons et de renards ont été faites, en Amérique du Nord, il y a une centaine d’années. De nos jours, environ la moitié des fourrures sont produites au Canada (ainsi que 80 pour cent de la production mondiale) proviennent de fermes familiales et la plupart des fourrures de renard et de vison sont des produits de la ferme. Ainsi, ces espèces se reproduisent, de génération en génération, depuis des dizaines d’années, à l’instar des nombreuses espèces utilisées en agriculture animale. Les visons et les renards sont nourris des sous-produits récupérés dans les abattoirs, les pêcheries et les usines de transformation des aliments.